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L’IBM i vieux système !

  • L’IBM i vieux système !

     

    Regardez comment ce trentenaire se porte bien avec le résumé d’activité de l’année 2018.

    Janvier

    . . . Car les gros titres concernaient Spectre et Meltdown, les deux failles qui ont violemment ramené tout le monde à la réalité après les festivités du Nouvel An. Presque tous les processeurs, dont Intel et Power, ont été impactés par les failles Spectre et Meltdown au niveau exécution spéculative. IBM a alors sorti des patchs de firmware qui ont résolu le problème, mais cela ne s’est pas fait sans impacter considérablement les performances.

    Le sujet de la cybersécurité a démarré 2018 comme il avait achevé l’année 2017 : en étant LE problème le plus urgent auquel devaient faire face les cadres du domaine technique (le souci numéro deux étant, comme on pouvait s’y attendre, le fait d’être préparé au désastre). HelpSystems a aidé à orienter les conversations dans le monde d’IBM i grâce à son quatrième marché annuel de la sécurité, qui a placé tout en haut de la liste des priorités ladite notion de sécurité.

    Malgré des perspectives lugubres en matière de sécurité, IBM a réussi à enchaîner une série de trimestres impressionnants, annonçant notamment une augmentation de 15 % du chiffre d’affaires de Power pendant le dernier trimestre de 2017. De plus, ces résultats se basant sur les serveurs Power8, les Power9 n’étant pas encore disponibles sur les magasins IBM i, les choses ne pouvaient aller qu’en s’améliorant.

    Venant fraîchement d’acquérir Vision Solutions, Syncsort était de nouveau dans la course, cette fois-ci avec la prise de participation de 100 % de Trader’s, le fournisseur français de solutions de haute disponibilité. Cette acquisition permit à Syncsort de mettre sur le marché trois produits HA majeurs d’IBM i, iTera Availability, MIMIX Availability, et la ligne de produits Quick-EDD de Trader’s. Par ailleurs, ce rachat suivait de peu un accord avec Cilasoft, la firme de sécurité française d’IBM i. Ces changements prédisaient-ils un déplacement de Syncsort vers le vieux continent ? Eh bien oui !

    Février

    Après en avoir présenté plusieurs versions spécialisées fin 2017, IBM préparait sa version grand public de Power9 pour un lancement au début du mois de février. Puis, à la fin du mois, la firme a dévoilé les nouveaux systèmes « ZZ », qui apparaîtraient sur le marché plus tard dans l’année sous les noms Power S914, Power S922, et Power S924.

    Tout en préparant son serveur Power9, IBM a également annoncé la sortie de deux nouvelles Technology Refresh pour IBM i en février, IBM i 7.2 TR8 et IBM i 7.3 TR4. La grande nouvelle fut l’introduction de la fonction DATA-INTO au sein de la suite de développement Rational, comprenant notamment un support amélioré des documents JSON dans le Db2 pour l’i-database. Des améliorations ont également été apportées aux Solutions d’accès client, aux Web services, au SGRM, et aux caractéristiques de sécurité. Les TR furent disponibles en mars.

    IBM a aussi profité de l’occasion pour dresser une liste des 60 Power Systems Champions pour 2018. Comme lors des dernières années, Big Blue a mis à l’honneur un éventail de personnes au sein des communautés AIX, Linux, et IBM i. Pour IBM i, pas de gros changements sur cette liste des Champions en 2018. Peut-être verrons-nous y apparaître de nouveaux visages en 2019 ?

    Mars

    Ce mois-ci, nous avons commencé à avoir vent de la réapparition de Domino, celle-ci s’accompagnant d’un webcast plutôt enjoué de HCL Technologies, l’entreprise à laquelle IBM avait fait appel fin 2017 pour aider à revitaliser la plateforme et la marque. La nouvelle se focalisait principalement sur la future sortie de la version 10 de Domino, attendue plus tard dans l’année.

    Les impacts sur les performances engendrés par Spectre et Meltdown apparaîtront plus clairement lors de ce mois de mars, lors de la publication par IBM de la première édition de rapports sur le sujet. Les rapports en question montrent que le coût en termes de performance des patchs de firmware pour les serveurs Power9 était d’environ 5 % ; ce chiffre n’est pas énorme, et certainement moins élevé que dans le cas de certains serveurs basés sur Intel, mais représente néanmoins un impact significatif.

    Le vieillissement des effectifs chez IBM i fut un thème récurrent en 2018, tandis que les ressources humaines essayaient de remplir (de façon créative) les postes laissés vacants par certains développeurs et administrateurs seniors chez IBM i. Un recruteur de chez IBM i a donné à  IT Jungle son point de vue sur le sujet, encourageant les entreprises à prendre en considération des personnes plus jeunes ne disposant pas de décennies entières d’expérience, mais ayant la volonté d’apprendre.

    Avril

    Avec l’arrivée sur le marché des systèmes « ZZ » de Power9, Timothy Prickett Morgan décida de se pencher sur la différence de coût entre les systèmes IBM i et ceux sous Linux. Nous savons tous qu’IBM i n’est pas gratuit ; contrairement à Linux, la figure emblématique du logiciel libre. Cependant, il est possible que certains d’entre nous ne s’attendaient pas à ce qu’IBM i coûte AUTANT.

    2018 marquait le 30ème anniversaire de la plateforme IBM i, et IBM a profité de l’occasion pour organiser des célébrations tout au long de l’année. Cette période d’amusement débuta en avril, lors du lancement par IBM d’un site web dédié à la parution de l’histoire de certaines entreprises reposant sur la plateforme.

    Que se cache-t-il derrière une plateforme ? Et à quel point le système d’exploitation est-il important ? TPM s’est emparé de son clavier pour affirmer que, tandis que les plateformes voient leur importance grossir, le rôle joué par les systèmes d’exploitation se révèle de moins en moins primordial. Quelle sera la place d’IBM i dans un monde qui se développe de plus en plus dans des conteneurs et dirigé par Kubernetes? La réponse à cette question n’est pas très claire.

    Autrefois, les applications stimulaient les ventes de serveurs et étaient déterminantes concernant quelles autres parties de la pile (systèmes d’exploitation, bases de données) vous utiliseriez. Jack Henry & Associates est depuis longtemps réputé dans le domaine du développement de logiciels bancaires pour IBM i. En avril, l’entreprise a annoncé qu’elle constatait une hausse du nombre de créations de nouvelles banques, ce qui aide vraiment à augmenter les ventes de ses applications bancaires IBM i. Apparemment, certaines choses restent toujours identiques.

    Mai

    Ce mois-ci, les écosystèmes IBM i ont convergé vers San Antonio, au Texas, pour l’inauguration de POWERUp, le nouveau nom donné par COMMON à sa conférence annuelle. Environ mille personnes étaient présentes à l’événement, qui fut chargé d’ondes positives, en partie grâce au 30ème anniversaire en cours de l’AS/400, à la série de bons trimestres réalisés par IBM, et aux nouveaux serveurs Power9. Le potentiel pour vraiment faire grossir la base déjà installée d’IBM i semblait bien présent, au moins pour un temps.

    L’architecte en chef d’IBM i Steve Will en a mis plein les yeux à la foule pendant ce POWERUp de mai 2018 grâce à une discussion franche sur un potentiel accord de type blockbuster : Google se préparait à offrir à IBM i un service de cloud ! Nous savons tous qu’IBM et la filiale d’Alphabet ont collaboré sur des serveurs Power, mais la possibilité d’un service de cloud public IBM i paraissait extraordinaire. Cependant, six mois plus tard, nous n’avons encore rien vu dans ce sens.

    L’open source est une force conductrice dans l’industrie logicielle, et cela inclut IBM i. Nous avons jeté un œil  à ce qu’il y a sur le feu sur GitHub avec IBM i, et nous n’avons pas été déçus  par l’étendue et la profondeur du software open source disponible sur la plateforme. Des émulateurs de terminaux aux plug-ins Nagios, en passant par les add-ons de langage et les outils de test, si le matos gratuit c’est votre truc, alors GitHub est l’endroit où l’obtenir.

    HelpSystems a sorti son 15ème rapport annuel sur l’État de la sécurité pour la plateforme IBM i en mai. Même si celle-ci est l’une des plus sécurisables qui existent, la majorité des magasins IBM i continue de faire marcher la plateforme sans configurer convenablement les contrôles de sécurité. Un disque rayé reste plus varié que le contenu de ces rapports !

    Juin

    Tandis que la plateforme IBM i célébrait son 30ème anniversaire le 21 juin, les IBMeurs nous donnaient du grain à moudre afin de pouvoir répondre à la question «  Comment fait-on pour gagner avec IBM i ? » Parmi les exemples dont nous pouvons tirer des leçons, il y a TruGreen et Ecolab, que l’architecte en chef d’IBM i Steve Will a présentés comme exemples majeurs de comment remporter la guerre des plateformes avec IBM i.

    La bulle Internet s’est achevée en une faillite épique, conduisant à un surplus de capacité des serveurs qui prit des années pour s’évaporer. Nous voici maintenant au milieu d’une explosion similaire, d’après IDC, qui a signalé en juin que les recettes globales des serveurs ont augmenté de plus de 38 % pendant le premier trimestre 2018. (Elles augmenteront même encore davantage, 44 %, pendant le deuxième trimestre.)

    Tandis que le soleil, pendant ce mois de juin, se trouve haut dans le ciel, les bonnes nouvelles tombent. L’un des signes les plus encourageants fut le fait que Fresche Solutions avait réuni 60 millions de dollars pour financer une expansion de ses opérations concernant la modernisation d’IBM i, sans parler d’un peu de consolidation. Alors que certaines personnes considèrent les applications IBM i comme vieilles et fatiguées, la firme québécoise, elle, voit un large (et majoritairement inexploité) potentiel de modernisation.

    Juillet

    Le 4 juillet, il y a bien sûr les barbecues, les feux d’artifice, mais aussi les photos du poulailler et du verger de TPM. Ne compter que sur soi-même durant les cycles qui définissent l’économie est une tradition américaine. Il en va de même pour le fait de comprendre comment être certain(e) d’en avoir pour votre argent lorsque vient le moment d’acheter un serveur, ce qui a été le but de The Four Hundred pendant aussi longtemps que la période de vente des ‘400 chez IBM.

    Dans un effort pour rendre les logiciels open source plus simples d’utilisation sur la plateforme, IBM a lancé RPM et Yum, deux éléments logiciels qui avaient été utilisés dans le cadre de la distribution de software sous Linux. Les retours de la communauté IBM i furent rapides et positifs, Liam Allan ayant déclaré qu’ « ils se dirigeaient probablement vers le système d’exploitation ».

    Les nouvelles concernant l’open source sur IBM i sont majoritairement positives (voir au-dessus). Mais certaines personnes, éduquées dans la tradition, n’étaient pas satisfaites du fait que chaque truc nouveau semblait s’exécuter sur PASE, ce qui nécessitait plus d’efforts pour le gérer. La demande grandissante de transparence dans le domaine du software open source s’avèrera un thème récurrent pour l’année 2018.

    Août

    IBM a complété le lancement de ses serveurs Power9, ceci incluant « Zeppelin » Power E950 et « Fleetwood/Mack » Power E980, à la mi-août. Ces machines haut de gamme ont beaucoup de punch à offrir pour les grands magasins ayant de gros besoins en termes de traitement, mais l’absence d’une vraie box Power9 de milieu de gamme a posé une colle à TPM.

    IBM a actualisé son système d’exploitation IBM i grâce à IBM i 7.3 TR5 et 7.2 TR9, qui furent dévoilées en août et rendues disponibles en septembre. Les deux TR se sont focalisées sur des domaines familiers, dont des améliorations de la base de données et d’ACS, et l’introduction formelle de RPM et de Yum, parmi d’autres points.

    Le décès en août de notre collègue et ami Dan Burger, suite à une maladie survenue soudainement, nous a tous profondément secoués au sein d’IT Jungle. Quand vous avez travaillé avec quelqu’un pendant près de vingt ans, ce qui est tous notre cas, les adieux sont difficiles. Dan était un élément fiable et irremplaçable de notre équipe, et il manque à tout le monde.

     Septembre

    IBM a procédé au lancement d’une cuvée de « Nouveaux visages » pour IBM i, dont nous avons assuré la couverture en septembre. Ce nouveau groupe comprend une poignée de personnes prometteuses dans la catégorie des moins de 40 ans, dont des gens qui travaillaient chez des vendeurs comme Profound Logic, Cilasoft, Fresche Solutions et LANSA.

    Faisant suite à l’introduction des derniers systèmes Power9 haut de gamme, IBM a liquidé son année d’annonces liées à Power9 avec une gamme d’ajustements, dont de nouvelles options au niveau du processeur et de nouveaux adaptateurs réseau. Et a aussi annoncé la fin de commercialisation d’un éventail de produits logiciels IBM i, et a présenté de nouvelles options de support.

    Une bonne partie de ce que fait IBM nous est tellement étrangère, que les révélations d’IBM sur ses opinions concernant le business des serveurs, dans une série de documents faisant partie intégrante de son lancement de Power9, se sont avérées intéressantes. Ceux-ci se décomposent en cinq catégories : le but général (qui inclut IBM i et Unix) ; l’infrastructure cognitive (dont l’apprentissage automatique) ; l’entreprise Linux (dont la portion Web et les charges de travail de HANA) ; les serveurs HSDC (« highly scalable data center », ou centre de données hautement extensible), dont les clouds ; et les superordinateurs (HPC) sur mesure. Apparemment, le marché des RPG (« role playing games ») s’est effondré.

    Octobre

    Les charges de travail d’IBM i ne s’exécutent pas dans le cloud public, mais cela n’empêche pas une croissance massive dans le secteur, que Gartner affirme être sur le point de générer 175,8 milliards de dollars en infrastructure, plateforme, et services logiciels, en 2018. Amazon Web Services, Microsoft Azure, et Google Cloud Platform sont apparus comme le Big Three qui domine le cloud, ce qui change la nature de l’informatique.

    La plupart des logiciels open source pour IBM i s’exécutent sur PASE. Mais pas intERPrise, une nouvelle plateforme PGI qui a été présentée ce mois-ci par une poignée de spécialistes d’IBM i. Celle-ci étant développée sur ILE RPG, les partenaires financiers d’intERPrise espèrent relancer un écosystème de software open source développé sur ILE, plutôt que les logiciels exécutés sur PASE.

    Bain Capital a racheté Rocket Software (qui dispose d’importants holdings chez IBM i) suite à  un accord évalué à 2 milliards de dollars. Cet accord met fin à plusieurs mois de spéculation durant lesquels Rocket (qui détient des produits Seagull, Aldon, iCluster, et BlueZone) était à la recherche d’un acheteur.

    Novembre

    Les États-Unis sont le plus gros pays individuel client d’IBM i, mais saviez-vous que le Japon se classe au deuxième rang ? Il se trouve que 15 000 magasins IBM i au Japon génèrent une bonne part des recettes d’IBM et de l’écosystème de partenariat IBM i ; et, en fait, se sont avérés un moteur important pour le software en open source sur la plateforme.

    Que faut-il pour évaluer le coût (toujours changeant) de la RAM pour IBM? Probablement une petite armée, si l’essai de TPM sur la difficulté de contenir les prix en matière de mémoire persistante et de RAM en est une bonne indication. Ceux-ci sont parfois élevés, parfois bas, et parfois IBM change les prix en question en espérant vous faire acheter des systèmes complètement différents.

    Dans les années 50, le futur, c’était le plastique. De nos jours, en matière  de systèmes de surveillance d’entreprise, le futur est toujours aussi clair : Nagios. Ce logiciel open source est sur la pente ascendante, et ne soyez pas surpris de voir IBM soutenir cette technologie encore davantage pour IBM i au cours des prochaines années.

    Décembre

    La transition vers Power 9 est déjà bien en cours, et pour les clients haut de gamme, IBM s’applique à donner un profil aérodynamique à la migration à partir de Power8 autant que faire se peut. L’entreprise propose de bonnes conditions pour les migrations Power9 haut de gamme, dont l’échange de composants Power8 pour des Power9, ce qui permet de conserver les numéros de série.

    Les lycées sont-ils le tout nouveau lieu de recrutement pour informaticiens (dont les admins et développeurs d’IBM i) ? Les choses commencent à prendre cette tournure, si les informations reçues par IT Jungle sont fiables. Le coût élevé des universités, le faible taux de chômage, et le besoin de formation en situation, tous ces faits combinés font que les directeurs des systèmes d’information s’orientent vers les lycées pour la nouvelle génération d’employés.

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