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IBM i retrouve une nouvelle jeunesse au Texas

  • IBM i retrouve une nouvelle jeunesse au Texas

    IBM i retrouve une nouvelle jeunesse au Texas

    La plateforme et l’écosystème IBM I ne sont sans doute plus ce qu’ils étaient, ce qui n’est pas nécessairement surprenant après trente ans de développement du traitement transactionnel en ligne. Néanmoins, comme la conférence POWERUp 18 de COMMON cette semaine à San Antonio a pu le démontrer, la plateforme et son écosystème sont loins d’avoir dit leurs derniers mots.

    De nombreux indices témoignaient de la vitalité d’IBM i au Marriott Rivercenter, l’hôtel où se sont réunis ces quatre derniers jours près de 1000 professionnels d’IBM i, vendeurs et membres de la communauté IBM i à l’occasion de la conférence annuelle de COMMON, renommée POWERUp pour l’occasion.

    Voici quelques-uns des évènements marquants de la conférence, qui se termine aujourd’hui :

    Pour commencer, il faut s’arrêter sur quelques chiffres. Il est souvent demandé à IBM de préciser la taille de la base IBM i installée et IBM s’est souvent retranchée derrière le fait qu’il n’était pas possible d’en calculer la taille (argument dont l’on peut douter). A l’occasion d’une conférence COMMON tenue à Disneyland il y a quelques années (par ailleurs site de la conférence POWERUp 2019), Collin Parris, alors directeur général de la division Power Systems chiffrait à 150.000 le nombre d’interfaces IBM i installées.

    A vrai dire, Collin Parris a sans doute sous-évalué le nombre d’interfaces installées, et sans doute de beaucoup. Lors de la conférence sur le Futur d’IBM i de dimanche, l’architecte en chef d’IBM i, Steve Will, a déclaré qu’ « au moins 100.000 entreprises à travers le monde utilisaient des applications IBM i et que ce chiffre pourrait en réalité être plus proche de 300.000 ». Cet écart de chiffres peut s’expliquer selon lui, par le fait que nombre d’entreprises utilisent des applications IBM i sans pour autant utiliser la solution Box.

    Steve Will a notamment souligné l’excellent travail réalisé par Jack Henry & Associates qui ont réussi à héberger les applications de milliers de banques et d’organismes coopératifs sur une nombre limité de serveurs IBM i gigantesques. En dehors de grandes banques, une majorité des banques et crédits coopératifs aux Etats-Unis utilisent le logiciel IBM i de JHY, Fidelity ou Fiserv. « C’est nous qui faisons fonctionner les banques aux Etats-Unis », n’a pas manqué de déclamer Steve Will. Selon ses dires « si vous allez à la banque et que votre banque n’est pas l’une des plus importantes, elle utilise vraisemblablement IBM i et un seul serveur IBM i héberge une, deux, cinq, dix ou 400 banques. Nombre d’entreprises utilisent ainsi IBM i depuis le même serveur.

    Il semblerait que les acteurs du marché aient pris l’habitude de regarder IBM i comme un marché en déclin. Bien au contraire, il s’avère que les ventes d’IBM i connaissent une augmentation. Bien qu’IBM ne rende généralement pas publics les volumes de ventes pour tel ou tel produit, Stefanie Chiras, vice-présidente d’IBM Power Systems en charge de la gestion des systèmes d’engagement, a vraisemblablement fait une entorse à cette règle en annonçant que les recettes issues des ventes d’IBM i OS avaient augmenté de 7% au premier trimestre et qu’il s’agissait du second trimestre de croissance à la suite.

    Selon les dires de Stefanie Chiras, « l’interface Power 9 n’a pas été lancée avant le 22 mars et par conséquent la croissance de 7% au premier trimestre s’explique uniquement par les ventes de Power 8, interface disponible sur le marché depuis 2014 ». Toujours selon elle, « cette croissance n’est pas liée au nouveau processeur mais à la valeur de la plateforme qui est reconnue par les clients ».

    Le président de COMMON, Justin Porter a fait preuve d’un leadership remarquable depuis son élection. Sous son impulsion, le groupe d’utilisateurs a initié plusieurs nouvelles initiatives telles que le RPG Bootcamp, une conférence annuelle POWERUp 2018 sous un format revu et corrigé et un développement des conférences virtuelles et autres webcasts et webinars.

    Justin Porter n’a pas manqué de rappeler à l’auditoire, lors de la cérémonie d’ouverture de dimanche matin, que « très simplement, notre objectif est d’améliorer le parcours de nos membres. C’est aussi simple que cela. Tout est centré sur le parcours ». Les membres de COMMON ont accès à plus de 175 heures de contenu vidéo en ligne « maintenant, à ce moment, aujourd’hui » selon Justin Porter. De nouvelles vidéos animées par des instructeurs sont en cours de création dans des domaines tels que la sécurité et Domino et COMMON souhaite avoir un retour de ses membres concernant les thématiques qu’ils souhaiteraient voir traitées à l’avenir.

    A cette fin, IBM a rendu public les résultats de deux études informelles réalisées auprès des membres de COMMON sur ce qu’ils considèrent comme le plus grand déficit de compétence et quelles sont leurs préoccupations la plus importante en matière de technologie internet. En ce qui concerne le déficit de compétence, c’est la question du développement web qui est arrivée en premier, suivie de la modernisation des applications. La principale préoccupation des membres de COMMON semble être de maintenir des compétences actualisées et de procéder une « modernisation générique », suivie ensuite par les problématiques de sécurité et de conformité réglementaire.

    COMMON se sert des résultats de cette étude pour façonner les prochaines formations. Aux dires de Justin Porter, il faut être en mesure de pouvoir répondre à la question de savoir « comment aborder les thématiques dont les utilisateurs ne savent pas qu’ils en auront besoin ? » et « comment nous-même aborder les thématiques dont nous ignorons également l’importance dans le futur ? ». « C’est ce sur quoi nous devons nous focaliser de plus en plus, que pouvons-nous faire pour nous préparer à des enjeux futurs ? Que pouvons-nous faire pour que, si un interlocuteur nous demande dans un an ce qu’il doit faire nous puissions lui apporter des solutions immédiates ? » a ajouté Justin Porter. C’est sur cet enjeu de préparation aux problématiques futures qu’il faut se concentrer dès maintenant.

    IBM a profité de la conférence de COMMON pour dévoiler sa nouvelle promotion de Fresh Faces, le programme annuel initié il y a quelques années qui célèbre l’arrivée d’une nouvelle génération (certains diront de sang frais) dans l’univers IBM. Cette nouvelle génération, qui sera présentée dans le prochain numéro d’IBM Systems Magazine, est deux fois plus nombreuses que l’an passé. C’est un excellent signal pour l’avenir de la plateforme, d’autant que la série de conférences d’IBM i permet de faire connaître des nouvelles têtes, telles que celle de Liam Allan, qui vient de fêter ses 21 ans.

    Il est difficile de ne pas être tenté de regarder 30 ans en arrière et d’être bercé de mélancolie. IBM a partagé nombre d’histoires passionnantes sur les utilisations de la plateforme sur son site internet ibmi30.mybluemix.net. Mais, à l’occasion de la rencontre POWERUp, Big Blue a fait de son mieux pour convaincre l’auditoire que ces 30 ans ne sont qu’un début et que le meilleur est encore à venir. C’est véritablement dans les 30 prochaines années que la plateforme démontrera tout son potentiel.

    « Nous voulons aller de l’avant » a déclaré Alison Butterill, responsable de l’offre chez IBM lors de l’un discours à la conférence lundi. « Il y a tant de possibilités offertes par le système aujourd’hui et tant de possibilités offertes par la technologie que nous voulons parler des 30 prochaines années. Nous voulons commencer, ensemble, 30 années d’innovations avec ce cap des 30 prochaines années en ligne de mire ».

     

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